Le bois énergie, à adapter au cas par cas

Le bois énergie à adapter au cas par cas

La notion de bois-énergie évoque la nature, les forêts, la campagne, le CO2 naturel, les poêles, les feux ouverts ou encore les pellets. Cette appellation regroupe toutes les formes de combustibles réalisés à partir de bois ou de déchets de bois. Le bois-énergie se présente sous trois formes : la bûche traditionnelle, le granulé (sciure et copeaux) ainsi que le bois déchiqueté en petits morceaux ou plaquettes. 

Se chauffer au bois limite les choix de l’installation

Produire de la chaleur à partir du bois permet au contraire une grande liberté de choix. Vous pouvez opter pour un système de chauffage décentralisé ou centralisé. Les poêles, les inserts, les feux ouverts offrent une déclinaison presque infinie de modèles décentralisés aux lignes classiques, contemporaines ou épurées. Leur rendement peut être augmenté par la présence d’un récupérateur de chaleur. Certains seront également équipés de briques réfractaires qui accumuleront la chaleur lors de la combustion et la libéreront lorsque le feu se sera éteint.

Les poêles de masse prolongent cette logique : un feu d’une heure par jour suffit à chauffer une habitation pendant 24 heures. Toutefois, le poids de ces foyers pouvant atteindre 1,5 tonne, ils ne peuvent être posés n’importe où dans une construction. Les chaudières centralisées peuvent convenir tant pour la production de l’eau chaude de chauffage que pour la production d’eau chaude sanitaire.

Se chauffer au bois nécessite une grande place de stockage

Il est vrai que si vous optez pour un système à bûches, vous devrez prévoir un endroit pour le stockage et le séchage. Un abri à proximité de la construction peut faire l’affaire. Les chaudières à bûches ou à pellets nécessiteront également un local de stockage au sec. Pour votre confort, il est préférable que l’alimentation de la chaudière s’effectue automatiquement. On estime le volume de stockage de pellets à 3 m³ comme équivalant à 1000 L de fuel. Pour une construction traditionnelle de 150 m², on évalue le local de stockage à environ 10 m³ si vous souhaitez ne le remplir qu’une fois par an. Ce local devra répondre à des normes concernant sa ventilation et son système électrique.

 

Ne perdez pas de vue que ces chaudières produisent en peu de temps beaucoup de chaleur. Celle-ci doit être stockée dans un ballon tampon afin d’être renvoyée vers l’installation aux moments où vous en aurez besoin. Ce tampon peut atteindre 1 à 2 m3 et est généralement positionné à proximité de la chaudière pour éviter un maximum de pertes lors du transport de la chaleur entre les deux éléments.

Le bois possède un moins bon pouvoir calorifique que les autres énergies disponibles

Tableau comparatif des différentes énergies sur base de leur pouvoir calorifique

Quiconque parle d’énergie, abordera inévitablement la conversion de celle-ci en kWh ou Mj. Le tableau à droite donne une comparaison des différentes énergies sur base de leur pouvoir calorifique.

Si, à la base, il est inférieur à celui des autres combustibles, le pouvoir calorifique du bois varie fortement en fonction du type de bois et de son séchage. Lors d’un choix, il ne représente cependant pas la seule donnée considérée : les émissions de CO2, par exemple, ou le rendement des systèmes peuvent également être pris en compte.
 

En outre, se chauffer au bois par un système décentralisé peut être très intéressant à l’entre saisons lorsque le rendement d’une chaudière ou d’une pompe à chaleur s’avère moins bon. À étudier au cas par cas.

 

Se chauffer au bois est neutre en CO2 et ne pollue pas

Un des arguments mis en avant pour promouvoir le chauffage au bois consiste à dire qu’utiliser le bois-énergie revient à rendre à l’environnement la même quantité de CO2 que celle qu’il a captée lors de sa croissance. Sur le principe, c’est tout à fait exact. La combustion du bois ne va pas libérer plus de CO2 que le bois n’en a capté, contrairement aux énergies fossiles. Toutefois, cette libération de CO2 est extrêmement plus rapide que le temps qu’il aura fallu pour le stocker. Si toute la population se chauffait au bois, cela poserait de gros problèmes de CO2.

 

Écologiquement parlant, il sera donc intéressant d’opter pour une énergie de ce type si elle est disponible à proximité de chez vous : le bilan énergétique global sera alors excellent, tenant compte des économies réalisées en transport pour vous fournir en combustible.

Une chaudière au bois coûte plus cher qu’une chaudière classique

En comparaison d’une chaudière gaz à condensation (5.000 € à 6.000 €), ou d’une chaudière mazout à condensation (environ 10.000 €), une chaudière à bois coûtera plus cher (13.000 € à 15.000 €). Ce surcoût peut toutefois être vite rentabilisé pour quiconque possède du bois disponible à faible coût ou gratuitement. 

Feu ouvert et PEB, un mariage contre nature

Avec la mise en application des exigences PEB, il est vrai que les feux ouverts tendent à disparaître. Les exigences en terme d’étanchéité à l’air et la réalisation quasi-obligatoire du blowerdoortest rendent la pose de ceux-ci presque impossible. De plus, ils sont difficilement compatibles avec un bon équilibrage d’une ventilation double-flux.
 

Mais pas de panique, si les modèles « à l’ancienne » disparaissent peu à peu en constructions neuves, les fabricants ont mis sur le marché différents systèmes de cassettes équipés d’une vitre coulissante qui peut disparaître complètement si le foyer est allumé. Lorsque celle-ci est fermée, l’étanchéité à l’air est assurée et les pertes incontrôlées de chaleur sont supprimées.

 

Se chauffer au bois est donc une solution qui peut s’avérer écologiquement et économiquement intéressante. La rentabilité de celle-ci est à étudier au cas par cas en fonction de vos besoins, de votre localisation, de votre investissement, de votre projet et de votre budget. 


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