Sommaire
- Ce qui change depuis le 1er octobre 2026
- Rénopack ou Rénoprêt : lequel pour quel ménage ?
- Appartements et copropriétés
- L’audit logement : le point de départ
- Mon dossier était en cours : que se passe-t-il ?
- Comment préparer sa demande
- La TVA réduite à 6 %
- Quels travaux prévoir pour atteindre le label visé ?
- Erreurs à éviter
- Pour mémoire : l’ancien régime 2025-2026
- FAQ
Les primes Habitation ont pris fin le 30 septembre 2026. Depuis le 1er octobre, le soutien régional à la rénovation énergétique passe par deux prêts, le Rénopack et le Rénoprêt. Voici qui peut en bénéficier, à quelles conditions et comment préparer votre projet.
À retenir
- Les primes Habitation ont pris fin le 30 septembre 2026 : toute demande, facture finale comprise, devait être introduite à cette date au plus tard.
- Depuis le 1er octobre 2026, le soutien régional prend la forme de deux prêts : le Rénopack (taux zéro avec réduction du montant à rembourser) et le Rénoprêt (taux zéro ou préférentiel).
- Le soutien est réservé aux logements PEB G ou F qui atteignent au moins le label D après travaux, et aux logements PEB E qui atteignent au moins le label C.
- L’aide est calculée sur l’ensemble des travaux du projet, et non plus poste par poste.
- Un audit de moins d’un an sert de base au dossier, et son coût peut être financé.
- La TVA réduite à 6 % reste d’application pour les logements de plus de 10 ans.
Ce qui change depuis le 1er octobre 2026
Le Gouvernement wallon a adopté définitivement le nouveau régime, qui concentre le soutien sur les logements qualifiés de « passoires énergétiques ». Trois changements principaux :
1. Un prêt à la place d’une prime. Les conditions du prêt dépendent des revenus du ménage et de l’économie d’énergie que les travaux permettent d’atteindre. Le Rénopack et le Rénoprêt existaient déjà : leurs conditions d’octroi sont revues.
2. Un objectif de label PEB. Le projet doit viser un saut de label :
| Label actuel | Label minimum après travaux |
|---|---|
| G ou F | D |
| E | C |
Un logement déjà mieux classé n’est pas concerné. Des dérogations sont possibles lorsque le label requis est impossible à atteindre pour des raisons techniques, fonctionnelles ou économiques dûment justifiées.
3. Une logique de projet. L’aide porte sur l’ensemble des travaux éligibles (toiture, isolation, châssis, chauffage, etc.). Un chantier limité à un seul poste, qui ne permet pas de franchir le label visé, n’entre en principe plus dans le dispositif.
Le plafond d’emprunt passe de 60 000 à 75 000 € pour une maison unifamiliale.
Rénopack ou Rénoprêt : lequel pour quel ménage ?
Le Rénopack
Le Rénopack est un prêt à taux zéro assorti d’une réduction du montant à rembourser, assimilable à une subvention. Il concerne les ménages des catégories de revenus C1, C2 et C3. Le demandeur doit :
- être titulaire d’un droit réel sur le logement (propriétaire, par exemple) ;
- s’engager à occuper le logement au plus tard dans les 24 mois suivant l’octroi du prêt ;
- ne pas être multipropriétaire : le Rénopack ne leur est pas accessible.
Le Rénoprêt
Le Rénoprêt est un prêt à taux zéro ou à taux préférentiel par rapport aux conditions du marché. Son taux dépend de la nature des travaux, du profil du demandeur et de sa catégorie de revenus. Il est notamment accessible aux ménages de catégorie C4, aux propriétaires-bailleurs et aux associations de copropriétaires.
Les catégories de revenus
| Catégorie | Revenus imposables | Taux | Réduction du montant à rembourser |
|---|---|---|---|
| C1 | jusqu’à 28 900 € | 0 % | 50 % |
| C2 | de 28 900,01 à 41 100 € | 0 % | 40 % |
| C3 | de 41 100,01 à 67 100 € | 0 % | 15 % |
| C4 | de 67 100,01 à 122 800 € | variable | 0 % |
Montants indexés au 1er janvier 2026. La réduction inclut une majoration de 5 % pour l’utilisation d’écomatériaux. Une déduction de 5 000 € par personne à charge est appliquée au revenu imposable.
Un exemple pour fixer les idées. Pour un emprunt de 50 000 € par un ménage de catégorie C2, la réduction de 40 % ramène le montant à rembourser à 30 000 €, sans intérêts. Cet exemple est purement illustratif : le montant réel dépend de votre projet et de l’analyse de votre dossier par l’organisme prêteur.
Appartements et copropriétés
- Parties privatives : chaque logement peut bénéficier d’un financement (Rénopack ou Rénoprêt) jusqu’à 60 000 €. Les revenus du ménage ne peuvent pas excéder 122 800 €.
- Parties communes : l’association de copropriétaires peut obtenir un Rénoprêt à taux zéro jusqu’à 60 000 € par logement, avec un plafond global de 600 000 € pour les copropriétés de moins de 20 lots et de 750 000 € à partir de 20 lots.
Les travaux doivent s’appuyer sur un audit spécifique aux immeubles à appartements et suivre ses recommandations.
L’audit logement : le point de départ
L’audit détermine le label PEB du logement, identifie les travaux nécessaires (sécurité, salubrité, performance énergétique) et organise les étapes du projet.
- Le rapport doit avoir été réalisé ou actualisé au maximum un an avant l’introduction de la demande.
- Le coût de l’audit fait partie des investissements pouvant être financés.
- Pour la catégorie C1, le label PEB peut être estimé par l’organisme prêteur à défaut d’audit récent. Cette possibilité existe aussi pour les ménages qui introduisent simultanément une demande de Rénopack et une demande d’Accesspack.
Un audit coûte généralement entre 500 et 1 200 € selon la taille du logement et l’auditeur. Si vous en avez déjà un, vérifiez sa date : au-delà d’un an, il faut l’actualiser.
Mon dossier était en cours : que se passe-t-il ?
Le régime de primes Habitation 2025-2026 a pris fin le 30 septembre 2026 : ce qui comptait n’était ni la date du devis ni celle du début des travaux, mais la date d’introduction de la demande complète, facture finale comprise.
- Si votre demande a été introduite à temps, elle relève de l’ancien régime.
- Si votre chantier n’était pas terminé et facturé au 30 septembre, ou si vous n’aviez pas introduit de demande, c’est le nouveau régime qui s’applique : label PEB visé et audit préalable compris.
- Si vous aviez un dossier de financement en cours avant le 1er octobre (un Rénopack, par exemple), nous n’avons pas trouvé de règle de transition officielle publiée. Confirmez le régime applicable auprès de la Société wallonne du Crédit social, du Fonds du Logement de Wallonie ou d’un Guichet Énergie Wallonie.
Comment préparer sa demande
- Faire réaliser ou actualiser l’audit (moins d’un an), sauf si vous relevez de la catégorie C1 et que l’organisme prêteur estime lui-même le label.
- Définir un projet global qui permet d’atteindre le label visé (D depuis G ou F, C depuis E).
- Vous faire accompagner pour déterminer si votre projet relève du Rénopack ou du Rénoprêt. À partir du 1er octobre 2026, le dispositif s’appuie sur :
- les Guichets Énergie Wallonie ;
- les Espaces Wallonie ;
- les plateformes locales de rénovation énergétique ;
- la Société wallonne du Crédit social (SWCS) ;
- le Fonds du Logement de Wallonie (FLW).
- Obtenir des devis détaillés couvrant l’ensemble des travaux, avec les performances techniques des matériaux et équipements.
- Introduire la demande de prêt auprès de l’organisme compétent, avant de lancer les travaux, sauf indication contraire de votre interlocuteur.
L’accompagnement sera organisé progressivement en trois niveaux : information et premiers conseils, accompagnement personnalisé (préparation du projet, financements, démarches), puis prise en charge approfondie pouvant inclure le suivi des travaux. À partir du 1er janvier 2028, la future Agence wallonne de l’Habitation pilotera le dispositif.
La TVA réduite à 6 %
Pour un logement de plus de 10 ans, la TVA réduite à 6 % s’applique aux travaux de rénovation. Le gain est de 15 points par rapport au taux normal de 21 %, sans démarche spécifique : c’est l’entrepreneur qui applique le bon taux sur sa facture.
Pour un chantier de 30 000 € hors TVA, l’économie atteint 4 500 €.
Conditions générales : logement de plus de 10 ans, travaux de transformation, rénovation, réhabilitation ou amélioration (pas de construction neuve ni d’extension). Depuis le 1er juillet 2025, la fourniture et la pose d’une chaudière au gaz ou au mazout sont facturées à 21 %, même dans un logement de plus de 10 ans. Vérifiez les conditions détaillées sur le site du SPF Finances avant de signer un devis.
Quels travaux prévoir pour atteindre le label visé ?
Avec le nouveau régime, la question n’est plus « quel poste est le mieux subsidié ? » mais « quel ensemble de travaux fait gagner le plus de classes PEB pour mon budget ? ». Ce que l’on observe en pratique :
- L’enveloppe d’abord : toiture ou combles, murs, sol et châssis réduisent les besoins de chauffage et conditionnent le bon fonctionnement de tout équipement installé ensuite.
- Le chauffage ensuite : une pompe à chaleur donne de bons résultats dans un logement correctement isolé. Installée trop tôt, elle risque d’être surdimensionnée.
- La ventilation et l’étanchéité à l’air : à prévoir dès que l’enveloppe est améliorée.
- L’audit comme feuille de route : il permet de prioriser les travaux et de les échelonner, tout en visant le label exigé.
Si votre budget ne permet pas de tout faire d’un coup, planifiez le projet complet dès le départ avec l’audit, puis réalisez-le par phases cohérentes.
- Prix de l’isolation en Wallonie
- Prix d’une pompe à chaleur en Wallonie
- Prix des châssis et fenêtres en Wallonie
- Prix d’une toiture en Wallonie
- Prix d’une rénovation de maison en Wallonie
Erreurs à éviter
- Lancer les travaux avant d’avoir vérifié les conditions : renseignez-vous auprès de l’organisme prêteur ou d’un Guichet Énergie avant tout engagement.
- Ignorer le label PEB visé : un chantier qui ne permet pas d’atteindre le label D (depuis G ou F) ou C (depuis E) n’est pas éligible, sauf dérogation justifiée.
- Se fier à un audit trop ancien : au-delà d’un an, il faut l’actualiser.
- Raisonner poste par poste : l’aide est calculée sur l’ensemble du projet. Un devis isolé ne suffit pas.
- Se baser sur des informations de 2025 ou du début 2026 : beaucoup de pages en ligne décrivent encore les primes Habitation, qui n’existent plus. Vérifiez la date de mise à jour.
- Oublier la TVA : vérifiez que votre entrepreneur applique bien le taux de 6 % lorsque les conditions sont remplies.
Pour mémoire : l’ancien régime 2025-2026
Ces informations ne s’appliquent plus aux nouvelles demandes. Elles sont conservées pour les ménages dont le dossier a été introduit avant le 30 septembre 2026.
- Le régime reposait sur des primes directes par poste de travaux (isolation, châssis, pompes à chaleur, audit), dont le montant était modulé selon quatre catégories de revenus (R1 à R4).
- Les travaux devaient être réalisés par un entrepreneur enregistré à la BCE.
- L’audit logement était obligatoire pour tous les travaux, sauf pour les seuls travaux de toiture ou d’isolation du toit ou des combles.
- Exigences techniques indicatives : isolation de toiture R ≥ 5,00 m²K/W, murs R ≥ 4,00 m²K/W, sol R ≥ 3,50 m²K/W, châssis Uw ≤ 1,50 W/m²K et vitrage Ug ≤ 1,10 W/m²K.
- L’Éco-Pack n’existe plus comme produit distinct : il a été absorbé par le Rénopack.
FAQ
Les primes Habitation ont pris fin le 30 septembre 2026. Depuis le 1er octobre, le soutien régional passe par le Rénopack et le Rénoprêt, réservés aux logements PEB G, F ou E qui atteignent le label visé après travaux. La TVA réduite à 6 % reste d’application pour les logements de plus de 10 ans.
Les primes directes, oui. Mais le soutien ne disparaît pas : il devient un prêt, calibré selon les revenus et l’économie d’énergie visée, et il se concentre sur les logements les moins performants.
C’est un prêt à taux zéro avec une réduction du montant à rembourser (de 15 à 50 % selon la catégorie de revenus, majoration de 5 % pour les écomatériaux). Il est réservé aux catégories C1 à C3, aux titulaires d’un droit réel sur le logement qui s’engagent à l’occuper dans les 24 mois. Les multipropriétaires n’y ont pas accès.
C’est un prêt à taux zéro ou à taux préférentiel, notamment pour la catégorie C4, les propriétaires-bailleurs et les associations de copropriétaires. Son taux dépend de la nature des travaux, du profil du demandeur et de sa catégorie de revenus.
Jusqu’à 75 000 € pour une maison unifamiliale et 60 000 € par logement pour les parties privatives d’un appartement. Pour les parties communes, le Rénoprêt peut atteindre 60 000 € par logement, avec un plafond global de 600 000 € (moins de 20 lots) ou 750 000 € (20 lots ou plus).
Un audit réalisé ou actualisé au maximum un an avant la demande sert de base au dossier. Son coût fait partie des investissements finançables. Pour la catégorie C1, le label peut être estimé par l’organisme prêteur à défaut d’audit récent.
Non, en principe. Le soutien vise les logements G, F ou E. Une dérogation n’est possible que pour atteindre le label requis lorsque c’est techniquement, fonctionnellement ou économiquement impossible, ce qui ne concerne pas un logement déjà bien classé.
Oui, via le Rénoprêt, qui est notamment accessible aux propriétaires-bailleurs. Le Rénopack suppose en revanche que le demandeur occupe le logement.
Si la demande de prime, facture finale comprise, a été introduite à temps, elle relève de l’ancien régime. Sinon, le nouveau régime s’applique. Pour un dossier de financement en cours, confirmez la règle auprès de la SWCS, du FLW ou d’un Guichet Énergie.
Conclusion
Depuis le 1er octobre 2026, la rénovation énergétique soutenue par la Wallonie se prépare autrement : un audit récent, un projet global qui vise le bon label PEB, puis un prêt, Rénopack ou Rénoprêt, plutôt qu’une prime poste par poste. Le point de départ le plus sûr reste de faire réaliser ou actualiser l’audit, puis de se faire accompagner par un Guichet Énergie Wallonie.
L’essentiel à savoir
- Les primes Habitation ont pris fin le 30 septembre 2026.
- Depuis le 1er octobre 2026, le soutien passe par le Rénopack (C1 à C3, réduction de 15 à 50 %) et le Rénoprêt (notamment C4, bailleurs, copropriétés).
- Le projet doit viser le label D (depuis G ou F) ou C (depuis E).
- L’aide est calculée sur l’ensemble des travaux ; le plafond est de 75 000 € pour une maison.
- Un audit de moins d’un an sert de base au dossier, et son coût est finançable.
- La TVA à 6 % reste d’application pour les logements de plus de 10 ans.
Aller plus loin
- Rénovation énergétique : le nouveau régime de soutien (Wallonie)
- Guichets Énergie Wallonie
- Audit logement en Wallonie
- Guide chiffré de la construction et de la rénovation en Wallonie
- Prix isolation toiture en Wallonie
- Prix isolation murs en Wallonie
- Prix PAC air-eau en Wallonie
- Prix PAC géothermique en Wallonie












