Des nouvelles exigences d’électromobilité

Des nouvelles exigences d’électromobilité

Un avantage pour les prosumers ?

Présentées par certains comme La solution qui permettra une mobilité verte pour demain et décriées par d’autres pour ses impacts indirects en termes de consommation d’énergie lors de sa production et son recyclage en fin de vie, les voitures électriques occupent de plus en plus de place sur nos routes. Elles occupent également une part importante de la réflexion du législateur wallon vu que celui-ci a adopté, il y a peu, un décret modifiant le texte de 2013 relatif à la performance énergétique des bâtiments, visant à y inclure la problématique des voitures électriques.


Une mise à jour européenne


La modification du texte original, comme bien souvent, provient d’une directive européenne que doivent suivre tous les pays membres de l’Union européenne. Les exigences d’électromobilité qui y sont contenues devraient, même si elles doivent encore être précisées, rentrer en vigueur au 11 mars 2021, soit dans très peu de temps au moment de rédiger cet texte. Tous les projets entrant dans le champ d’application de ce décret pour lesquels un permis d’urbanisme sera introduit après cette date seront donc concernés. Soyez-y attentifs, si vous êtes concernés !


Pour quels projets ?


Ce décret s’applique dès qu’un bâtiment comportera plus de 10 places de stationnement, qu’il s’agisse d’une construction neuve ou d’une rénovation importante. Il concernera donc essentiellement les ensembles à appartements, qui sont de plus fréquents à ce jour vu la pression immobilière. Ces 10 places de stationnement doivent se situer à l’intérieur ou jouxtant le bâtiment. L’arrêté précise ces notions.
S’il s’agit d’un projet de logement, chaque place de parking devra être équipée afin de recevoir dans le futur une borne de chargement pour une voiture électrique. S’il s’agit d’un bâtiment mixte, avec ou sans logement, 20 % des places devront être ainsi équipées.

Certaines dérogations ont été envisagées par le législateur, notamment lorsque le coût de ces installations est trop important et qu’il dépasse les 7 % du coût total des travaux en cas de rénovation importante du bâtiment.


Un avantage pour les prosumers ?


Pour tous les propriétaires wallons de panneaux photovoltaïques qui se voient appliquer la tarification prosumer à partir de cette année, il faut y voir un avantage en cas de compteur double flux (qui compte ce qui est consommé indépendamment de ce qui est produit), de maximiser la consommation électrique au moment de la production et de minimiser leur consommation en dehors des moments de production, allégeant ainsi au maximum leur facture.