Les calculs thermiques? Au K par K !

Les calculs thermiques !

Qu’est ce que ce K ?

Que vous vous prépariez à exécuter des travaux de rénovation ou de construction neuve, ou encore que vous projetiez l’achat d’un bien immobilier, vous serez tôt ou tard confronté au niveau K de la construction.
 

Ce K caractérise le niveau de performance d’isolation thermique d’une construction. Il est calculé en tenant compte des caractéristiques du bâtiment et des différents matériaux composant les parois de celui-ci. Il est le résultat d’une série de calculs qui sont définis par les normes NBN B62-002 et NBN B 62-301 (dernière édition 2008). Plus le niveau K est faible, mieux la construction sera isolée.

Un indicateur de plus en plus précis et strict

Il y a une vingtaine d’années, le niveau K imposé légalement était alors K70 ou moins. Le début des années 2000 a vu arriver le concept de Performance Energétique des Bâtiments et une attention plus importante a été portée au calcul de cet indicateur. Depuis, le niveau à atteindre diminue d’année en année. Il varie actuellement entre 40 et 55 selon les régions et le type de projet. Preuve de l’intérêt qu’il suscite : certaines communes ont engagé des conseillers énergétiques chargés de vérifier le calcul de ce K pour les permis introduits.

Un indicateur fiable ?


Sans entrer dans le calcul complexe du K, retenez que celui-ci se base sur les caractéristiques thermiques des matériaux composant les différentes parois et principalement sur la conductivité thermique de ceux-ci. Il s’agit d’une valeur qui permet de quantifier la capacité isolant du matériau.

 
Le calcul du K commence par la définition des valeurs de conductivité qui peut s’effectuer de deux manières : soit par la NBN B62-002 qui donne une valeur par type de matériau, (ces valeurs générales « par défaut » sont assez défavorables), soit en choisissant un matériau précis et en utilisant la valeur fournie pour ce matériau qui est généralement 40 % à 60 % plus favorable que la valeur normative pour ce type de matériau.
 
La différence obtenue au niveau du K en se basant sur l’une ou l’autre valeur n’est pas négligeable. Sur quelques maisons tests, cette différence au niveau du K était la suivante en passant des valeurs normatives aux valeurs « produit ». 


• Construction 2 façades : -5 à -7
• Construction 3 façades : -7 à -10
• Construction 4 façades : -9 à -11
 
Ainsi, une construction 3 façades en maçonnerie possédant un K35 en se basant sur les valeurs « produit » peut posséder les mêmes qualités d’isolation qu’une maison possédant un K45 calculé sur base de valeurs normatives ! Pour des maisons en ossature, la différence aurait été encore plus importante.


Des indicateurs complémentaires
 

Déjà d’application en région bruxelloise et flamande, prochainement en Wallonie, un nouvel indicateur vient s’ajouter au K : le niveau E ou Ew selon les régions. Outre la performance en isolation thermique du bâtiment, il tient également compte de la ventilation et du système de chauffage. Toutefois, son calcul se basant partiellement sur le niveau K, la fiabilité du calcul du E(w) dépendra de celle du K.

Prudence donc !


Ainsi, si vous êtes confrontés à des chiffres présentant un niveau K, renseignez-vous deux fois plutôt qu’une quant à la manière dont il a été calculé. Gardez en mémoire qu’un K45 ou 40 calculé de manière normative est un bon standard pour des habitations. Il correspond, selon le type de construction, à un K40 ou 35 calculé avec des données « produit ».
 
Cette dualité présente cependant un avantage : pour obtenir plus facilement des primes ou en augmenter le montant, faites faire vos calculs en vous basant sur des valeurs « produit », c’est à dire en définissant précisément le matériau que vous allez mettre en oeuvre. Le niveau K calculé répondra plus rapidement aux critères à atteindre pour bénéficier de la prime !

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