Une maison passive grâce à la construction massive

Construire avec Xella

Le mur-climat Silka est un système invisible de refroidissement et de chauffage selon le principe du rayonnement

Au travers d’un exemple pratique inspirant, les Pays-Bas découvrent la manière dont les solutions Ytong et Silka contribuent à la réalisation d’une maison passive. C’est la troisième fois que Martin Viets construit sa propre maison avec des matériaux de Xella, cette fois en combinaison avec les technologies les plus durables. Ainsi, son logement de près de 400 m² (sans gaz) est plus économe en énergie que jamais. « Nous n’avons même pas besoin d’une pompe à chaleur. »

À 50 ans, Martin Viets n’en est pas à son coup d’essai : c’est la troisième maison qu’il se construit — avec son épouse. À la sortie du village de Lunteren, dans la province de Gueldre, il utilise notamment des blocs Ytong, des éléments Silka et des murs-climats Silka, mais aussi du roseau, pour bâtir une maison aussi élégante que moderne.



Largement au-delà de la norme Q-ZEN

 

Le couple s’intéresse depuis toujours à la construction intelligente et économe en énergie. Pour chaque maison qu’ils rénovent ou construisent, Martin Viets et son épouse mettent la barre encore plus haut, surtout dans le domaine de l’isolation et de la consommation énergétique. « Lorsque nous construisons un logement, nous cherchons à bâtir quelque chose pour l’avenir. » Voilà précisément comment qualifier leur nouvelle maison massive : un monument durable pour l’avenir. Avec des valeurs U (W/m²K) de 0,104 pour les façades latérales (Ytong et roseau), de 0,09 pour le toit (plaques de toiture recouvertes de roseau) et de 0,08 pour les fondations (polystyrène expansé et béton fibré), la maison est ultra économique sur le plan énergétique. Bien au-delà de la norme quasi zéro énergie.

Le soleil comme première source d’énergie

 

Les chiffres exacts de la consommation ne seront connus qu’une fois le logement occupé, mais Martin Viets a calculé qu’il est possible de produire toute la chaleur et l’énergie dont a besoin la maison (plus de 1 100 m³) à l’aide de 39 panneaux solaires et 9 capteurs solaires (qui transforment la lumière en chaleur). « La maison est si bien isolée que même une pompe à chaleur devient superflue », ironise-t-il. Le propriétaire génère également suffisamment d’électricité pour charger sa BMWi3 électrique. Et ne dépend donc aucunement du réseau électrique.


Fabriquer des compteurs avec le mur-climat Silka

 

Martin Viets assure le chauffage de sa maison par le sol (rez-de-chaussée et étage) et grâce au mur-climat Silka. « Pour tirer le meilleur parti du CBT (chauffage basse température), la meilleure solution consiste à fabriquer des compteurs. C’est pourquoi je combine le chauffage par le sol dans toute la maison (au rez-de-chaussée et à l’étage) avec le mur-climat Silka. Car plus la surface qui émet de la chaleur est grande, plus la température nécessaire pour chauffer est basse. Et il va de soi qu’il faut beaucoup moins d’énergie pour chauffer de l’eau à 25 ou 30 plutôt qu’à 40 degrés. La différence entre les deux est considérable. » Martin Vliets trouve également que le mur-climat Silka est très simple à utiliser. « Il faut simplement veiller à construire “centre à centre” pour que les saignées s’emboîtent bien. » Pour l’eau chaude, il utilise un ballon de 200 litres. Dès qu’il atteint la bonne température, l’énergie et la chaleur produites sont transférées dans un réservoir tampon (plus grand : 1000 litres) installé dans le garage. Cette eau est utilisée pour le chauffage par le sol et les murs.

Le mur-climat Silka chauffe et refroidit selon le principe du rayonnement.



Fondations particulières

 

La maison se démarque aussi (en matière de durabilité) par ses fondations. La maison en roseau n’est pas construite sur des pieux, mais repose sur une épaisse couche de polystyrène expansé dans lequel a été coulé du béton fibré. « Notre construction n’entre pas dans le sol et nous démarrons avec une valeur U de 0,08 et un pont thermique à zéro », explique Martin Vielts. « Ce système est fréquemment utilisé en Scandinavie et en Allemagne, mais dans le Benelux, je crois que nous sommes l’un des premiers. »


Le système de fondation se compose d’une épaisse couche de polystyrène expansé contenant du béton fibré.

Pionnier de la construction passive

 

Martin Viets a résolument opté pour une construction massive. Pourquoi souhaitait-il tant utiliser des blocs Ytong ? « En partie en raison de leur valeur lambda favorable — ils permettent d’obtenir une maison ultra économe en énergie — et en partie parce qu’ils sont massifs. Comme s’ils étaient faits en pierre. Il existe aussi des blocs de polystyrène avec un noyau en béton, mais je n’aime pas les murs en polystyrène. Je veux des murs durs et robustes. Qui permettent de suspendre des objets et de fraiser. » Il ajoute que les dimensions des blocs — 50 (L) sur 48 (l) sur 25 (h) — rendent la construction d’autant plus aisée. « Un demi-mètre par bloc posé : c’est très rapide. On a dû en poser 29 pour 14 mètres de mur. Il suffit d’en empiler quatre pour obtenir une hauteur d’un mètre. La façade est donc réalisée en un rien de temps. »

Construction passive avec matériaux Xella


Martin Viets et son épouse ont commencé à construire leur maison en mai 2018. Le gros œuvre a été achevé début novembre de la même année, après quoi les façades vitrées ont été placées à l’avant et à l’arrière. L’ensemble du toit et les deux façades latérales sont recouverts de roseau, jusqu’à 15 centimètres au-dessus du niveau du sol.

Le mur-climat Silka est un système invisible de refroidissement et de chauffage selon le principe du rayonnement. De l’eau chaude ou froide circule dans un système de conduites intégré dans des blocs Silka spéciaux pourvus de saignées. Des études ont démontré que le rayonnement permettait d’obtenir un meilleur confort pour un moindre coût. Ainsi, cette nouvelle manière de chauffer et rafraîchir les pièces diffère fondamentalement des systèmes encore souvent utilisés et basés sur la convection. En outre, dans le cas d’un système de convection, il n’est pas possible de refroidir les pièces. Lorsque les murs restituent de la chaleur ou de la fraîcheur, les personnes sont directement « irradiées ». La surface totale du mur fonctionne comme un radiateur ou un refroidisseur. La masse élevée de Silka permet de stocker la chaleur dans le matériau et de la restituer progressivement. Le mur-climat Silka se combine parfaitement avec des installations géothermiques, par exemple, afin de créer un système de chauffage et de refroidissement entièrement durable et écologique. Les murs sont particulièrement adaptés à une utilisation dans le secteur des soins et de l’assistance.